Sourires

...de la légèreté à la gravité, sans nécessité de ticket de métro !

11 avril 2008

N'écoutez pas le vent

N’écoutez pas le vent, on le dit mensonger
On l’a même surpris à tricher dans la nuit…
L’autre soir, par une nuit sans lune
Et sans témoin, il s’en fut raconter
Là-bas, derrière les dunes, sur le bord de l’océan,
Une histoire délirante que je vous rapporte à l’instant
Dans son entier. Il raconta, paraît-il,
Qu’il y avait sur la terre, bien avant l’homme,
Un peuple, venant de l’autre bout de l’univers…

Permettez-moi alors et de suite
De vous donner mon sentiment à ce sujet :
Ce ne peut être possible. Ce n’est pas même envisageable,
Ce serait trop dommageable pour la fierté humaine !…

Ensuite, il raconta que ces êtres rapportèrent de là-bas, de la poussière d’étoiles
Qu’ils essaimèrent sur notre terre, ceci afin d’y faire pousser
Bien évidemment la vie et tous  ses éléments…
Puis il assura que l’expérience – parce qu’il s’agissait là d’une expérience  ! –
Que l’expérience donc échoua !… Et que ces êtres venant d’ailleurs
S’en repartirent comme ils étaient arrivés
– Au moyen d’une fusée à propulsion de pensée…

A ceci, je ne peux que m’opposer violemment : il est inenvisageable
De faire fonctioner une fusée sans carburant !…
Pour conclusion, je dirai simplement que le vent devrait faire plus attention
A ce qu’il rapporte d’ici ou là… ce qui ne lui appartient pas directement…

(Janvier 1998)

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PLEURE_t_onENprenant

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*

J’ai peine à croire que cette vie-ci
Sur cette terre-là sera, pour moi,
Une réalisation

Et ce n’est pas, sache-le bien
Toi qui de là-haut me regarde,
C e n’est pas, de ma part,
Une quelconque mauvaise volonté

Mais il m’arrive parfois
De perdre foi…
Il m’arrive, humainement,
De me détourner de moi

Et ce n’est pas, sache-le bien
Toi qui de plus près me regarde,
Ce n’est pas, de ma part,
Une quelconque mauvaise volonté

Mais, quand je me vois dans la glace, parfois,
Je ne vois plus que la grimace
Me regarder, et là, je me sais alors
Vraiment seule à moi-même…

(Novembre 1998)

*

« Rien n’est trop beau pour moi »
Dit le collier de pierres fines
« Je me veux plein d’éclat
Pour la soirée prochaine
»…

Et ce soir-là
Devinez
Ce que je vois ?

Un cou transfiguré…
Je veux dire
Un visage illuminé
Surmontant
Une rivière de diamants !
(Janvier 1998)

Une souris particulière

« Je suis une souris », dit la souris,
« Un peu particulière, bien que physiquement
Je vous l’accorde, je paraisse commune
Et un peu grise, mais c’est une illusion !…

En effet, si vous y faites attention, vous me verrez,
Chaque soir, minuit sonné, me préparer fébrilement
Et m’en aller dans les maisons, visiter, dans chaque chambre
Des petits d’hommes, le dessous des oreillers…

Parce que, depuis toujours, depuis même des générations
Dans ma famille nous collectionnons – vous le savez ! –
Ces fines petites perles blanches qui servent,
Aux enfants, à croquer le chocolat…
Le chocolat et bien d’autres choses encore
Sucrées, salées… Enfin, tous ces aliments
Qui donnent goût à la vie de l’avis d’une maman…

Maintenant, si vous n’y voyez pas d’inconvénient
Je vais vous laisser parce que évidemment
J’ai encore fort à faire… » Ce sur quoi, cette souris
– Peu commune mais nettement grise –
S’en alla faire ses commissions…

(Janvier 1998)

La mouche au moineau

« Tu es plus grand que moi, d’accord
Mais moi, j’ai l’agilité en plus !…
Ton chant est plus mélodieux
Que ma musique, d’accord encore…

Mais prend ta loupe et vois mes ailes
Fines et translucides :
J’en suis très fière, c’est grâce à elles
Que je suis si rapide…

Regarde-moi : je peux faire du surplace
Monter, descendre comme l’hélicoptère
Et, si ça me chante, aller en arrière !…

Pour ma consommation de carburant,
Une goutte de pluie me tient une semaine
En marche, par beau temps…
Si ça c’est pas de l’économie d’énergie !!

Que te dire d’autre ? Que te dire d’autre ?
Ah oui ! Avant d’oublier… je peux aussi,
Me posant sur les bras des enfants,
Me promener, les chatouillant,
Et ça, ça leur leur plaît rudement !… »

… Le moineau acquiesça !
(Janvier 1998)

*

(Janvier 1998

AquoiMEsertLAvie


« Dis-moi ton cœur »,
Dis-je à la vie,
« Dis-moi donc son secret,

Que je m’en fasse
Une couronne fleurie… »

                    (Janvier 199


(                                                Décembre 1996)


ILYaDElaTETEkokokokok


*

Je suis ce que je suis

Je suis ce que je suis
Et c’est bien dommage
Que je ne le sache pas…

Je vis ce que je vis
Et je pleure et je ris
Et je tourne les mots dans ma tête
En tous sens, sans fin,
Comme une bête
Affolée qui n’y comprendrait rien…

Je suis ce que je suis
Mais finalement je suis bien
Plus. Je suis bien mieux.
Il me suffirait de pouvoir me voir
Avec amour. Avec Ses yeux…

(Janvier 1998)





                    Qu’il fera beau le jour où
                    Je pourrai me voir sans jugement…
                    Le jour où je m’aimerai simplement,
                    Telle que je suis…
(Janvier 1998)

Pour chaque homme ici-bas…

pourCHAQUEhommeICIbas

 

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*

I    l était une fois, au beau milieu de l’univers…
L    a terre et toute l’humanité,

E    t celui qui les avait créées n’était pas peu fier
T    ant il était persuadé que ces deux-là s’entendraient
A    merveille… Et pourtant,
I    l était une fois, au beau milieu de l’univers…
T    oute une humanité sur la terre

U    niquement préoccupée de la matière,
N    e voyant pas plus loin que le bout de son nez – qu’elle
xxxxavait certes
E    sthétique, mais tout petit – ce qui, ici, est fort gênant. Alors,

F    atalement, arriva ce qui devait arriver
O    u, plutôt, ce qui n’aurait jamais dû se passer :
I    l était une fois, au beau milieu de l’univers…
S    ur la terre, toute une humanité de galère…
(Novembre 1999)

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