Sourires

...de la légèreté à la gravité, sans nécessité de ticket de métro !

11 avril 2008

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PLEURE_t_onENprenant

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11 janvier 2008

Naissance à la mort

Je n'ai pas compris
Que je me mourrais

Parce que, ce jour-là
Je me voyais plus vivante que jamais
Plus lumineuse
Moins douloureuse…
Doutant encore
Que ce corps fut mien
Qui ne me valait plus rien…
Je m'en allais déjà de vous
Je me quittais déjà moi-même
Et, inondés de peine,
Nous étions, vous et moi,
Ignorants de cela…

Je n'ai pas compris
Que je me mourrais

- Que j'étais morte, même –
Quand on mit mon corps en terre
Moi qui me sentais tant en vie
Et qui n'avais nulle peine
Pour ce triste habit flétri…

Mais je m'effrayai alors
De ce que j'étais
Si je n'étais mon corps …
Je me voyais bien une âme,
Mais j'en doutais encore
- Une belle âme de lumière
Quand mon corps était mort –

Et, faute de me comprendre,
J'ai erré longtemps
Pour me déprendre
De votre nuit…

Délaissant cette vie
En passant par la mort,
Je n'avais pas compris - alors –
Que j'étais née à l'infini…
(Septembre 1997)

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*

Au cimetière j'ai laissé
Mon habit de chair
Mes breloques et mes soucis…
Au cimetière, empaquetés
Dessous la pierre
De cette vie…

Et je suis partie
Libre de mes misères
Par la prière
De mes amis…

Et je m'en suis allée
Pas bien loin…
De l'autre côté,
À portée de main

Au pays d'ailleurs…
L'on peut m'y contacter :
C'est le pays du coeur,
C'est tout à côté…
(Septembre 1997)

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*

Ne me pleurez plus, mes amours, mes amis,
Si je suis partie de cette vie… Ne me pleurez plus.
Je souffrais trop, alors je m'en suis allée de l'autre côté…
Mais ne m'oubliez pas dans vos prières
Et envoyez-moi, toujours, vos pensées tendres depuis la terre…

Je sais, je sais bien qu'il est toujours trop tôt
Mais j'étais si abîmée, et si j'ai quitté mon manteau
C'est qu'il était usé !… Mon habit déposé
Je suis maintenant libre, et je puis aller
Enfin où bon me semble…
Et si je tremble c'est d'émotions de vous retrouver
Au détour du temps de notre amitié
Si je tremble, c'est de vous aimer si fort
Et c'est de nous savoir réunis encore
Dans l'amour, à jamais…

Voyez : nous sommes, vous et moi, bien vivants
Et si cela ne se voit guère
C'est que nous ne sommes pas au même endroit…
Je suis au ciel, vous êtes sur terre…
Alors, ouvrez seulement les yeux, souriez en pensant à moi.
Vous ne m'en verrez que mieux : je suis dans la lumière.
Ici, je suis devenue éclat de vie,
Ici, sur l'autre côté de la rivière…

Croyez donc en moi puisque je crois en vous
Sachez-moi, puisque je vous sais debouts, comme moi…
Parce que je vis. Je vis et j'exulte dans cette vie…
Et dans cette vie je ne suis pas seule.
Nous sommes des millions qui quêtons votre attention
À vous dire que nous vivons

À vous dire que cette vie est belle, sans plus de misères.
Alors séchez vos larmes.
… Cette vie est grande, immense de mystères,
C'est une vie de gloire !…
(Septembre 1997)

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