Sourires

...de la légèreté à la gravité, sans nécessité de ticket de métro !

11 avril 2008

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L    e voilà celui qui nous fendra le cœur
E    t nous fera pleurer d’émotion… Le

V    oilà donc… Et le voici qui nous
I    llumine les yeux et nous
O    uvre à nous-mêmes,
L    ‘étrange instrument à voix humaine…
O    n en oublierait presque
N    otre infortune sur cette terre… !
(Janvier 1998)

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*

I    l était une fois, au beau milieu de l’univers…
L    a terre et toute l’humanité,

E    t celui qui les avait créées n’était pas peu fier
T    ant il était persuadé que ces deux-là s’entendraient
A    merveille… Et pourtant,
I    l était une fois, au beau milieu de l’univers…
T    oute une humanité sur la terre

U    niquement préoccupée de la matière,
N    e voyant pas plus loin que le bout de son nez – qu’elle
xxxxavait certes
E    sthétique, mais tout petit – ce qui, ici, est fort gênant. Alors,

F    atalement, arriva ce qui devait arriver
O    u, plutôt, ce qui n’aurait jamais dû se passer :
I    l était une fois, au beau milieu de l’univers…
S    ur la terre, toute une humanité de galère…
(Novembre 1999)

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L    égèrement penchée
A    vançant prudemment

S    ur le bord de sa stèle,
T    out en équilibre
A    u-dessus du néant, elle
T    ente un pas timide
U    n pas effarouché :
E
    lle ne sait pas où elle va…
        (Janvier 1998)

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«  T    ant de mouvement pour si peu de résultat
    O    n croit rêver ! Quel gaspillage ! », dit
    U    n nuage qui passait, passait et
    R    epassait pourtant, au même endroit de la terre…
«  N   e vous fiez pas aux apparences », lui dit la terre
«  E    lles valent bien peu et sont chimères, chimères
    R    éelles à vos yeux, pourtant… »

    E    ntretemps, le nuage s’en était allé. Un autre arriva
    N    ‘ayant d’autre souci, lui aussi, que de passer et repasser

    R    apidement, faisant les mêmes commentaires !
O    n aurait bien dit que cette ronde de
    N    uages voulait embrouiller la terre et la faire
    D    éfinitivement tourner de travers !…
(Janvier 1998)

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C    e n’est pas de vivre qui est dur, mais de manquer de foi en ce
xxxque cette vie nous apportera…
O    n ne voit pas bien loin depuis les yeux humains. On se croit
xxx« être pensant » et puis, bêtement
U    n jour, on se découvre animal, manquant de raisonnement
R    éaliste sur cette vie, et sur ce qui nous y
A    rrive – à dessein – pour nous faire
G    randir, encore grandir à en toucher le ciel
E    t embrasser les étoiles…
(Janvier 1998)

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L    es hommes se pensent – vieillissant – devenir sages…

E    t les hommes, pourtant, ne le deviennent pas…
N    on pas qu’ils n’y travaillent pas, mais ils
F    ont tout à l’envers… très exactement
A    l’opposé de ce qu’ils devraient faire… Les hommes,
N    os enfants, vieillissent sans grandir vraiment
T    âtant la vie plutôt que la vivant

S    ans savoir, encore le bon chemin
A    u-devant de leur vie, sans
G    uère prendre le temps
E    t sans ÊTRE, finalement…
(Janvier 1998)

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L    a montagne m’a vue naître, la vallée m’a accueillie. Elles m’ont,
xxxtoutes deux
A    imée telle que j’étais. M’ont acceptée telle que je fus,

R    oulant les pierres, creusant mon lit, insouciante et irrégulière…
xxxPuis
I    l y eut, un jour, les hommes. Et ces hommes, sans me consulter
V    oulurent me dominer et m’enchaînèrent à leur destin.
I    l y eut alors, entre nous, la guerre. Mais de guerre je ne veux
xxxpoint
E    t ne veux simplement, sur terre, que rouler, glisser dessus les
xxxpierres,
R    ebondir en gouttelettes et éclabousser sans fins sur mes rives
xxxles enfants
E    tonnés de mon allure qui m’espèrent des trésors et me trouvent
xxxdes secrets…
(Janvier 1998)

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E    n ce monde nous allons
N    os incertitudes en bandouilière,
T    oute la vie,
R    amassés sur nous-mêmes…
E    n ce monde nous allons

C    ramponnés à nos peurs.
I    l faut les voir, celles-là, nous
E    nchaîner, nous étouffer
L    entement à ce que nous pourrions

E    tre autrement… si seulement
T    out au fond de nous-mêmes, nous nous

T    trouvions l’espoir suffisamment fort
E    t le cœur suffisamment grand pour
R    avir à nos peurs leur
R    aison d’être sans raison… Pour aller
E    t fleurir entre ciel et terre…
(Janvier 1998)

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L    es hommes me sentent mais ne me savent pas, vivant, comme
xxxeux,
E    n ce bas monde, et m’inquiétant – moi aussi – de ce que demain

V    oudra bien me donner à vivre… Les hommes me sentent, mais
xxxsi peu
E    t si mal, parfois… M’habillent de piètres pensées, moi qui ne suis
xxxpourtant
N    i plus méchant ni meilleur qu’un autre, faisant comme je peux
xxxavec ce que je suis… S’ils savaient
T    ous les efforts que je fais à m’améliorer pour leur éclairir le ciel !
(Janvier 1998)

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06 janvier 2008

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A    u tout début, il n'y avait rien, ou à peine
U    n dé à coudre de matière première… C'est

D    ire s'il y avait du travail sur la planche !…
E    t la tâche Lui fut ardue : par quoi commencer ?
B    utant sur cette interrogation, Il établit, en une semaine
U    n planning, chaque jour précisément détaillé et chargé
T    ant il y avait à faire, du lundi au dimanche…

E    nsuite, Il retroussa Ses manches, puis
T    oussa et vocalisa pour se délier la voix. Après quoi,
A    vec concentration, tenant le dé à coudre entre Ses doigts,
I    l souffla, puissamment souffla en malaxant,
T    out en se rêvant le monde tel qu'il Lui aurait plu…

L    e seul inconvénient -et de taille- c'est que, malencontreusement, Il
E    ternua… Et ça, au programme, ça n'avait pas été prévu !…

V    oilà donc ce qui se passa il y a maintenant fort longtemps…
E    t voilà où nous en sommes au jour d'aujourd'hui…
R    ien n'est perdu, non ! Mais convenons
B    on an, mal an, que nous trébuchons
E    stropiés par un éternuement !!…
(Octobre 1997)

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